La Pataterie: nous poursuivons notre développement tout en étant alternatifs et contre-cyclique

10 - 04 - 2013

Interview avec Alexandre Maizoué : Directeur Général du groupe La Pataterie.

Comment a débuté ce que l’on peut appeler aujourd’hui la success story de la Pataterie ?

Alexandre Maizoué : La Pataterie s’est développée pendant des années autour d’un homme, Jean-Christophe Pailleux. Il a développé l’enseigne de manière maligne et autodidacte, sans imaginer à l’époque ce qu’elle pouvait devenir. Le premier restaurant a ouvert ses portes en 1996 à Brive-la-Gaillarde (19), avec 25 places assises. Il proposait une offre simple basée sur des plateaux comprenant une pomme de terre au four, de la salade, du fromage et un dessert.

En 2003, après 9 ouvertures, est arrivé le premier franchisé. La Pataterie a commencé à se développer à raison de 3 à 5 ouvertures par an. Aujourd’hui, la France compte plus de 160 restaurants La Pataterie implantés dans de petites et moyennes villes, et plus de 8 millions de clients ont été servis cette année.

Une centaines d’ouvertures, pas une seule fermeture, malgré un contexte économique national détérioré...Quels sont vos secrets ?

A.M.: Nous avons trouvé notre public sans modifier notre concept. Les clients ons accroché grâce, entre autre, à notre offre généreuse à un prix défiant toute concurrence. Un autre raison malgré la crise est notre proximité avec nos clients. D’après de récentes études, les Français pensent que La Pataterie, c’est sympa ! Notre décor dépaysant et convivial y joue beaucoup. Mais c’est aussi le fruit de notre politique de ressources humaines. Nous voulons que les clients se sentent chez nous comme ils se sentiraient en famille ou chez des amis.

Ce qui plaît aussi à vos clients, c’est la générosité de vos assiettes. Est-ce un élément clé de votre stratégie?

A.M.: Une cuisine généreuse à un prix modéré, c’est le coeur de notre stratégie. Nos clients le savent et apprécient le sentiment de satiété qu’ils ont en sortant de chez nous. Alors, j’en conviens, cela bouscule les habitudes de la restauration.

Vos prix restent pourtant imbattables. Comment faites-vous?

A.M.: Nous avons mis l’accent sur des offres qui n’ont en effet pas d’égal en restauration commerciale chaîné.  Nous avons marqué les consciences dans un contexte de baisse de la consommation et de baisse du pouvoir d’achat. Globalement, notre concept apporte de la réassurance permanente. Nous sommes aujourd’hui les seuls sur ce segment à pouvoir proposer de tels tarifs, et c’est grâce à la force de notre réseau. Notre parc double de taille tous les 18 mois et nous n’avons consommé pas moins de 3000 tonnes de pommes de terre en 2012. Nous comptons beaucoup sur nos fournisseurs, qui sont de véritables partenaires et qui nous ont accompagnés dans notre démarche de rationalisation et de massification de nos achats. C’est donc l’industrialisation des processus qui nous permet de proposer des tarifs si bas. Mais cela ne veut pas dire pour autant que nous rognons sur la qualité , au contraire. Nous travaillons avec des petits fournisseurs à qui nous faisons faire des produits à facon.

Qui sont vos clients?

A.M.: Ils sont des jeunes, de familles, de groupes d’adultes et même parfois d’hommes et de femmes d’affaires. A noter que les hommes d’affaires aiment nous retrouver là ou ils se déplacent. La force d’un réseau comme la Pataterie, c’est aussi son uniformité , partout en France.

A quoi la Pataterie doit-elle le succès et quand s’arrêtera-t-elle?

A.M.: C’est l’accumulation de tous les points que nous venons d’évoquer qui permet le succès de notre enseigne. S’il fallait en faire un résumé, je dirais que c’est un concept  qui sort des sentiers battus et qui s’assure de faire des clients heureux. Notre coeur de métier, en fait, c’est la francise. Notre travail, c’est donc  de faire en sorte que le client et le franchisé soient satisfaits, pour que l’enseigne puisse continuer à se déployer. Et, pour répondre à votre dernière question : nous ne comptons pas nous arrêter de sitôt. Il y a encore un fort potentiel en France. En route pour le 300 restaurants à l’horizon 2017...

Par Anthony Thiriet - www.bra-tendances-restauration.com